« Petit Tour » cultural a París, verano 2024. Parte 1: Reencuentros / Petit tour culturel à Paris, été 2024. Partie 1: Rencontres
Motivado por una Expo alucinante de Historietas en el Centro Pompidou, me di una vuelta relámpago por la ciudad luz. Sin planearlo, una oportunidad para reencontrarme y despedirme de queridos amigos antes de partir.
Motivé par une formidable exposition de bandes dessinées au Centre Pompidou, je me suis lancé dans une visite éclair de la ville lumière. Sans l'avoir prévu, c'était l'occasion de se retrouver et de dire au revoir à de chers amities avant de partir.
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Un été bien rempli dans la ville d'Angoulême, avec des promenades à vélo presque quotidiennes vers la rivière avec des amis, un mois s'est déjà écoulé depuis que j'ai terminé mon Master en Recherche sur la Bande Dessinée qui m'a pris deux ans pour vivre ici, considérée comme la capitale de la Bande Dessinée en France. J'ai ressenti le besoin impérieux de me promener dans Paris pour plusieurs raisons : 1. je voulais avoir une idée de l'aspect de la ville avec toute l'excitation des Jeux olympiques qui allaient commencer. 2. La dernière fois que j'y suis venu, c'était la veille de Noël, au début de l'hiver. 3. Il est toujours bon de visiter Paris de temps en temps pour sa scène culturelle, qui ne déçoit jamais (je parlerai d'autres expositions que j'ai visitées ici une autre fois). 4. La raison la plus importante : l'exposition au Centre Pompidou qui couvrait les 60 dernières années de production de bandes dessinées en Europe et dans le monde, et ce serait la seule occasion de la voir puisque je quitterais bientôt la France. En prime, et aussi par le hasard de la vie, ce serait l'occasion de passer un peu de temps avec deux amies très chères : Faridé, une fille Iranienne que j'ai rencontrée à la bibliothèque la première année de mes études, alors que je jetais un coup d'œil à son mémoire de maîtrise, et qui poursuit maintenant son doctorat en BD. Quelques jours avant, nous étions allés ensemble à la lagune de Saint-Yrieix et il m'avait dit qu'il passerait par Paris pour prendre le train vers Londres. Quant à Nico, un bon ami français, qui a également fait son master comme nous à l'ÉESI (L'École Européenne Supérieure de l'image) à Angoulême, quelques années plus tôt, et qui vit et travaille maintenant à Paris, a eu la gentillesse de m'héberger chez lui. Le train pour y'aller était très cher, j'ai donc décidé de prender le bus, c'était beaucoup moins cher, mais je devais partir aux premières heures du matin. Je n'ai pas dormi la nuit précédente, je suis allé directement à l'arrêt de bus pour le prendre à 2h15, à environ 20 minutes de marche de mon appartement, déjà habitué à l'obscurité absolue d'Angoulême à l'aube, avec une petite mais puissante torche que j'ai achetée à Ali express. Le bus n'avait que 5 minutes de retard.
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Café, comida y amigos
Llegué a París temprano, a eso de las 8h45, 6 horas de viaje aprox. Me contacté con Nico para ver si nos tomábamos un café, y lo vi cerca de las 10hrs. Fuimos a un café agradable de por ahí a tomar desayuno, recuerdo que pedí un allongé y un croissant (comme d’habitude). Luego Nico se entretuvo dándole algo de migas de chocolatine a las palomas. Dimos algunas vueltas por ahí mientras conversábamos. Le comenté mi intención de visitar la Biblioteca Nacional de Francia, llegamos a un edificio enorme de forma rectangular, pero no era la biblioteca que yo quería visitar, aunque igual fue interesante conocerla (ciudad a la que voy, intentó conocer sus bibliotecas). El tiempo pasó rápido y como en Francia lo normal es ir pensando en el almuerzo al mediodía, nos encontramos con Faridé en la Gare du nord(estación del norte), donde ella tomaría en un par de horas su tren rumbo a Londres. Fuimos juntos entonces a un restaurante asiático, donde pedí un Pad Thai tailandés en salsa teriyaki. Pasamos un buen momento con una charla amena, aunque no hubo café al final esta vez. Luego de cruzar algunas palabras con un tipo extraño que venía de Gran Bretaña, ya se acercaba la hora de Faridé para irse y la acompañamos hasta el interior de la estación, donde se veían las pantallas de los trenes que llevaban a Londres. Nos dimos un fuerte abrazo, uno de despedida pues en unos días yo también me iría pero por un buen tiempo esta vez de regreso al Perú, así que quizás no nos volveríamos a ver hasta, quizás, el próximo año, los dioses y los Apus mediante: à bientôt chère amie!.
Con Nico dimos un par de vueltas más, él se compró unos alfajores muy ricos, y luego tuvo que marcharse a la librería, en la cual empezaba a trabajar por la tarde y acabaría a media noche, y quería llegar sin contratiempos ni obstrucciones de tráfico. París es grande e imprevisible a veces, y peor aún con la antesala de los juegos Olímpicos, habían muchas calles cerradas. Me dispuse entonces a pasear yo solo, como de costumbre de esos tantos viajes en solitario que hice a lo largo de mis veintenas. Del saque opté por ir a la Biblioteca Nacional de Francia, esta vez a la que me gustaba, la Salle Oval, que tiene una arquitectura maravillosa abierta al público y cuyo acceso es gratuito. De ahi empalmaría con el MAM(el Musée d’Art Moderne de París) y de ahí, quizás un crepe con nutella en la calle o una caminata por los exteriores del Louvre.
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Café, le répas et les potes.
Je suis arrivé à Paris tôt, vers 8h45, à environ 6 heures de route. J'ai contacté Nico pour savoir si nous pouvions prendre un café, et je l'ai vu vers 10h. Nous sommes allés dans un café sympa à proximité pour le petit-déjeuner, et je me souviens avoir commandé un allongé et un croissant (comme d'habitude). Ensuite, Nico s'est amusé à donner des miettes de chocolatine aux pigeons. Nous nous sommes promenés un peu tout en discutant. Je lui ai parlé de mon intention de visiter la Bibliothèque nationale de France, nous sommes arrivés à un énorme bâtiment rectangulaire, mais ce n'était pas la bibliothèque que je voulais visiter, même si c'était quand même intéressant de la voir (ville où je vais, j'essaie de connaître ses bibliothèques). Le temps passe vite et comme en France il est normal de penser au déjeuner à midi, nous retrouvons Faridé à la Gare du Nord, où elle prendra son train pour Londres dans quelques heures. Nous sommes ensuite allés ensemble dans un restaurant asiatique, où j'ai commandé un Pad Thai à la sauce teriyaki. Nous avons passé un bon moment avec une discussion agréable, bien qu'il n'y ait pas eu de café à la fin cette fois-ci. Après avoir échangé quelques mots avec un étrange Britannique, l'heure du départ de Faridé approchait et nous l'avons accompagnée à l'intérieur de la gare, où nous pouvions voir les écrans des trains pour Londres. Nous nous sommes donné une grande un câlin, une un câlin d'adieu parce que dans quelques jours je partirais aussi, mais pour longtemps, cette fois au Pérou, et nous ne nous reverrions peut-être pas avant l'année prochaine, si les dieux et les Apus le veulent bien : à bientôt chère amie !
Avec Nico, nous nous sommes encore promenés quelques fois, il a acheté un délicieux gateau, puis il a dû se rendre à la librairie, où il commençait à travailler dans l'après-midi et finissait à minuit, et il voulait y arriver sans contretemps ni entrave à la circulation. Paris est grande et imprévisible par moments, et pire encore, à l'approche des Jeux olympiques, de nombreuses rues étaient fermées. Je suis donc partie me promener seule, comme je le faisais lors de mes nombreux voyages en solitaire de mes vingt ans. J'ai opté pour la Bibliothèque Nationale, cette fois dans celle que j'aimais bien, la salle Oval, à l'architecture magnifique et ouverte gratuitement au public. De là, j'irais au MAM (Musée d'Art Moderne de Paris) et après, peut-être une crêpe au nutella dans la rue ou une promenade à l'extérieur du Louvre.
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La Biblioteca (otra vez)
Alejandría, Roma, Bizancio, Pekín, Jerusalén, Cartago, Berlín, Londres, Babylonia, Viena, París… ciudades que alguna vez fueron dueñas de las más emblemáticas y vastas bibliotecas de la antigüedad, y cuyos nombres han quedado perennizados tallados en los muros que circunscriben el techo de la Sala Oval. Toda la arquitectura es de una belleza absoluta, aunque ya era la cuarta vez que la visitaba, siempre me quedo absorto ante tanto esplendor. Otra razón que me deja admirado es la gran afluencia de público. Es casi como estar en medio de un mercado, un mercado del conocimiento donde todos leen tranquilamente sentados en escritorios, en sofás, en bancas, y hasta en la alfombra. Es un encuentro de gente que gusta del placer de leer y el de hojear bellas ediciones tanto antiguas como actuales, estetas del libro impreso. Recuerdo que esta vez me quedé pegado a un libro ilustrado de gran formato, con poco texto, que contaba por medio de imágenes el devenir arquitectónico de París, llamado 750 ans à Paris(750 años en París), desde 1265 hasta la era contemporánea. Los dibujos de los edificios van acompañados de personajes que viven o se desplazan a través de ellos, y ese detalle curioso lo hace especial, pues no solo se puede apreciar los cambios arquitectónicos sino sociales. Entonces me corrijo, es un libro que cuenta, por medio de ilustraciones, el devenir arquitectónico, histórico y social de París. Gran maravilla! Puedo meterlo en la categoría de historieta o BD? Funciona como un arte secuencial que consta de una narración, pero carece de viñetas, recuadros, globos, narrador. Entonces se trata de una serie de ilustraciones con un sentido rítmico-narrativo, peor no de una historieta.
Otro libro que jaló mi curiosidad fue una colección que tenía nombre de colores: Azul, negro rosa, cada cual con un subtitulo bastante interesante y sugerente. Por ejemplo, el Azul decía: del Egipto antiguo hasta Yves Klein. El Rosa decía: de Botticelli a Christo. Pero me llamó mucho más la atención el dorado, que tenía por titulo: OR (Oro) "Desde Tutankamón hasta Andy Warhol", un color a descubrir en 40 instrucciones. Dentro se apreciaba una cronología bastante interesante de la historia del color dorado y su relación con la humanidad. Todas las civilizaciones del mundo que alguna vez usaron el oro como materia prima. Desde el arte Budista hasta Klimt; desde alfarería prehispánica Inca y Azteca hasta el palacio de Versalles. Desde Babilonia hasta el Renacimiento italiano. Incluso en la era moderna, nos encontramos con la escultura de Mickey Mouse y una de Michael Jackson junto a su chimpancé, ambos en oro, creación de Jeff Koons.
Debido a la super industria editorial en torno a la bande dessinée franco belga, no es de extrañar la gran colección de historietas y novelas gráficas con la que cuenta esta biblioteca. Me quedé un poco más de una hora hojeando y cambiando de sitio constantemente, pero tenia que irme rápido si quería aprovechar un poco el Museo de Arte moderno. De pronto, saliendo del baño de la planta baja, crucé la mirada con alguien a quien creía conocer...
(continuará...)
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La Bibliotèque (encore)
Alexandrie, Rome, Byzance, Pékin, Jérusalem, Carthage, Berlin, Londres, Babylone, Vienne, Paris... des villes qui ont possédé les bibliothèques les plus emblématiques et les plus vastes de l'Antiquité, et dont les noms sont gravés sur les murs qui entourent le plafond de la salle ovale. L'ensemble de l'architecture est absolument magnifique et, bien que ce soit la quatrième fois que je le visite, je reste toujours absorbé par une telle splendeur. Une autre raison qui me laisse pantois est le grand nombre de visiteurs. On a l'impression d'être au milieu d'un marché, un marché du savoir où tout le monde lit tranquillement assis à des bureaux, sur des canapés, sur des bancs, et même sur la moquette. C'est un rassemblement de personnes qui aiment le plaisir de lire et de feuilleter de belles éditions, anciennes et nouvelles, des esthètes du livre imprimé. Je me souviens que cette fois j'étais scotchée à un grand livre illustré, avec peu de texte, qui racontait en images l'évolution architecturale de Paris, appelé 750 ans à Paris, de 1265 à l'époque contemporaine. Les dessins des bâtiments sont accompagnés de personnages qui y vivent ou s'y déplacent, et ce détail curieux rend l'ouvrage spécial, car il permet d'apprécier non seulement les changements architecturaux, mais aussi les changements sociaux. Je rectifie donc, c'est un livre qui raconte, à travers des illustrations, l'évolution architecturale, historique et sociale de Paris. Quelle merveille ! Puis-je le classer dans la catégorie des bandes dessinées ou des BD ? Elle fonctionne comme un art séquentiel qui consiste en une narration, mais qui est dépourvue de vignettes, de cases, de bulles, de narrateur. Il s'agit donc d'une série d'illustrations avec un sens rythmo-narratif, mais pas d'une bande dessinée.
Un autre livre qui a piqué ma curiosité est une collection nommée d'après des couleurs : bleu, noir, rose, chacune avec un sous-titre plutôt intéressant et suggestif. Par exemple, le bleu disait : de l'Égypte ancienne à Yves Klein. Le rose disait : de Botticelli à Christo. Mais j'ai été beaucoup plus frappée par la couleur or, qui s'intitulait : OR (Gold) « From Tutankhamun to Andy Warhol », une couleur à découvrir dans 40 instructions. À l'intérieur, il y avait une chronologie assez intéressante de l'histoire de la couleur or et de sa relation avec l'humanité. Toutes les civilisations du monde qui ont utilisé l'or comme matière première. De l'art bouddhiste à Klimt; des poteries Incas et Aztèques préhispaniques à Versailles; de Babylone à la Renaissance italienne. Même à l'ère moderne, nous trouvons la sculpture de Mickey Mouse et celle de Michael Jackson et de son chimpanzé, toutes deux en or, créées par Jeff Koons.
Compte tenu de la super industrie éditoriale autour de la bande dessinée franco-belge, il n'est pas étonnant que cette bibliothèque possède une si grande collection de bandes dessinées et de romans graphiques. J'ai passé un peu plus d'une heure à fureter et à changer constamment de place, mais je devais partir rapidement si je voulais profiter du musée d'art moderne. Soudain, en sortant de la salle du toilette, j'ai croisé le regard d'une personne que je croyais connaître...
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JCCT
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